Le sel ne se contente pas de blanchir
Un dépôt de sel est hygroscopique : il capte en permanence l’humidité de l’air ambiant. C’est pourquoi un coussin de terrasse au Mourillon ou une moquette de bateau à Port Grimaud semble humide chaque matin sans qu’il ait plu. Tant que le sel reste dans la fibre, le textile alterne humidification nocturne et séchage partiel, ce qui crée les conditions idéales de la moisissure.
Le rinçage à l’eau claire, sous-estimé
Rincer un textile d’extérieur à l’eau douce après un coup de vent chargé d’embruns retire le sel avant qu’il ne s’installe. C’est gratuit, ça prend cinq minutes, et cela double la durée de vie des coussins. Sur le littoral entre Bandol et Le Lavandou, ce geste devrait être aussi automatique que rentrer les coussins.
Ce qui accélère la dégradation
Les UV et le sel travaillent ensemble : le sel abrase mécaniquement les fibres que les UV ont déjà fragilisées. Ajoutez la crème solaire, corps gras qui fixe la poussière, et la résine de pin qui colle à la première chaleur. C’est le cocktail complet d’un salon de terrasse varois.
Quand le rinçage ne suffit plus
Une fois le sel incrusté à cœur, seul un rinçage par extraction le retire réellement. C’est particulièrement vrai pour les moquettes marines et les mousses d’assise, où le sel se loge profondément. Nous traitons ce point systématiquement dans nos interventions de bord de mer et sur les bateaux.

